Mars 2009
Nous, Le Conseil d'administration de Global Reporting Initiative (GRI) croyons que le manque de transparence dans la communication en matière de développement durable des entreprises vis-à-vis de leurs parties prenantes a été insuffisant. Même si nous reconnaissons que certains gouvernements ont ouvert la voie, nous appelons tous les gouvernements à étendre et renforcer leur politique dans ce domaine. L’adéquation des entreprises à faire leurs déclarations de façon volontaire doivent être en particulier réexaminée :
Nous, Le Conseil de GRI, concluons que:
- Les conséquences de la crise économique actuelle auraient pu être limitées par un système de transparence et de responsabilité fondée sur une démarche raisonnée et sur la publication par les entreprises de leurs informations Environnementales, Sociales et de Gouvernance (paramètres ESG).
- La confiance portée aux institutions sera renforcée par l'adoption d'une démarche à l'échelle mondiale accentuant la transparence et qui serait renseigné de façon légitime par tous les secteurs clés de la société
- Un système économique revitalisé et solide ne pourra être durable que s'il rend compte de l'ensemble des coûts et de l'intégralité des valeurs de l'activité ESG.
Par conséquent, le conseil d'administration de la GRI invite les gouvernements à:
1. Introduire une réglementation qui obligerait les sociétés à faire rapport sur les facteurs ESG ou à expliquer publiquement pourquoi ils ne l'ont pas fait.
2. Exiger des organismes publics un rapport ESG - en particulier: les entreprises appartenant à l'État, les caisses de retraites et les organismes d'investissement public.
3. Intégrer le développement durable au sein de la nouvelle réglementation financière mondiale en cours d'élaboration par les dirigeants du G20.
Au-delà de cela, nous mettons l'accent sur le fait que la crise financière actuelle menace de dissimuler une crise en matière de développement durable qui définit véritablement notre siècle et qui pose, en elle-même, un risque plus grand encore pour nos économies et nos sociétés.